Paysage et agriculture, les enjeux exprimés par les habitants

Dernière mise à jour : 4 avril 2023

  En quelques mots

Les prairies, les champs et les vignes ont fait l’objet de nombreux débats au sein des groupes. Des clairières agricoles de la Grande Lande aux vallées et collines au sud de l’Adour, l’importance de l’agriculture a été soulignée pour maintenir un équilibre entre ouverture et fermeture des paysages. Les débats ont révélé un regard ambivalent porté sur l’agriculture. D’un côté la baisse du nombre d’agriculteurs et surtout le recul de l’élevage sont ressentis comme une menace sur la qualité du cadre de vie avec l’enfrichement de coteaux ou de fonds humides et la fermeture des vues. De l’autre côté, le modèle agricole plus intensif est questionné pour ses grandes parcelles irriguées. La polyculture est globalement plébiscitée tout comme la viticulture. Enfin le type d’agriculture à proximité du village a souvent été évoqué.

Plusieurs enjeux apparaissent :
 Maintenir une agriculture diversifiée
 Le vignoble vecteur de développement local
 Le pré et le champ autour du village
 Insérer le bâtiment agricole dans le paysage

Maintenir une agriculture diversifiée
« Bounlos », ça veut dire « bon lieu » ou « beau lieu ». C’est une belle vue. C’est vallonné, il y a la mosaïque des cultures, les rangs des vignes. Normalement on devrait voir les Pyrénées. Atelier Geaune
Le vignoble vecteur de développement local
Le vignoble attire, mais comment faire une politique de promotion et d’animation avec les communes ? Atelier Arthez-d’Armagnac
Le pré et le champ autour du village
Ici, on a des pins partout, ça étouffe le village. Il faut rouvrir, éloigner les pins des maisons, mettre des prés et des feuillus. Atelier Morcenx

  Les points forts exprimés

Le paysage de polyculture
Ce que j’aime ici c’est qu’il y a de tout : des champs, des prés, des arbres, des bois… et des vues ! Atelier Bélus
La parcelle agricole qui ouvre le paysage « Bounlos », ça veut dire « bon lieu » ou « beau lieu ». C’est une belle vue. C’est vallonné, il y a la mosaïque des cultures, les rangs des vignes. Normalement on devrait voir les Pyrénées. Atelier Geaune
Ici c’est comme un amphithéâtre, c‘est doux, mais on voit loin. Atelier Geaune
Le paysage s’ouvre, la vue n’est pas spectaculaire, mais c’est la première depuis St-Justin. Atelier Arthez-d’Armagnac
La ferme ancienne Il y a plusieurs fermes armagnacaises en U. Là, elles ont été restaurées et louées. Atelier Arthez-d’Armagnac
Cette ferme et son pré au milieu de la forêt, c’est comme un petit morceau de Chalosse. C’est une relique. Atelier Bélus
Les arbres dans les champs Il y a plein de petits bosquets, certains appartiennent à la mairie. Bélus
Le pâturage des fonds humides En face les berges sont gérées par le pâturage avec des vaches, ça permet d’éviter l’embroussaillement et d’accéder aux berges. Atelier Gastes
Le paysage s’ouvre, il y a les vaches marines landaises qui font l’entretien autour de l’étang. Atelier Messanges
Le paysage de polyculture Ce que j’aime ici c’est qu’il y a de tout : des champs, des prés, des arbres, des bois… et des vues ! Atelier Bélus
Le maïs ferme la vue, mais plus loin il y a un pré et on la retrouve. Atelier Bélus
Le Tursan c’est la plus belle région des Landes. C’est contrasté, c’est varié, il y a des prairies, des champs, des forêts, des vignes. C’est une mosaïque de paysages. Atelier Geaune
C’est quand même joli ici par rapport à la Grande Lande où il n’y a que des pins. C’est déjà un peu le Béarn. Atelier Geaune
La vigne La vigne est un joli paysage. Atelier Geaune
Les vignes, on n’en a pas beaucoup, à peine 400 ha, Il faut tomber dessus. Atelier Geaune
Il y a eu beaucoup d’efforts dans la vigne pour sauvegarder ou remettre des plantes, des orchidées, l’anémone. On traite moins qu’avant. Atelier Geaune
La vigne a une influence sur le tourisme. Atelier Geaune
Le domaine d’Ognoas représente l’Armagnac avec un domaine agricole diversifié représentatif de notre patrimoine local. Atelier Arthez-d’Armagnac
Le pin parasol Le pin parasol marque les domaines et la propriété. On affirme qu’on est chez soi avec le pin parasol. Atelier Geaune
On a quelques pins parasols, mais plus tellement et ils sont vieux. Atelier Bélus

  Les évolutions relevées

Les clôtures autour des champs de la Grande Lande
Les champs sont de plus en plus souvent clôturés pour limiter les dégâts des sangliers. Le grillage, ça change le paysage. Ça va mal évoluer : ils auront du mal à désherber le long des clôtures. Atelier Morcenx
Les haies moins nombreuses Les haies, on en a beaucoup enlevé. Avant on allait y trouver des mousserons. Atelier Geaune
Il n’y a pas trop de haies. Dans mon enfance il y en avait. On les regrette quand on voit les dégâts de la dernière grêle : les parcelles derrière les haies ont été protégées. Atelier Arthez-d’Armagnac
Le vignoble restructuré Avant, il y a avait de la vigne ici. On voit encore la grue de vendange et le quai de chargement au bord de ce champ. Le vignoble a été restructuré. Atelier Arthez-d’Armagnac
Ici, avant il y avait plein de vignes, on en a eu jusqu’à 100 ha sur la commune, il y en avait encore dans les années 1970. Puis tout à disparu avec les départs en retraite des agriculteurs. Là, cette parcelle qui va être construite, c’était une vigne. Atelier Bélus
Les cultures plus variées On voit qu’il y a plus de diversité dans les cultures. Avant ce n’était que du maïs. Maintenant on voit aussi du tournesol, du colza. C’est grâce à la coopérative Oléandes. On trouve aussi du sorgo. Atelier Arthez-d’Armagnac
Il y a une grande diversité d’arbres et aussi une diversité agricole ; la polyculture ça revient. Atelier Arthez-d’Armagnac
Les prés moins nombreux,
le paysage qui se ferme
L’élevage bovin a été remplacé par les canards. Il y a moins de prés. Le risque c’est que le paysage se ferme. Atelier Geaune
C’est dommage il y a moins d’éleveurs. Ça permettrait de gérer un coteau « Natura 2000 ». Atelier Geaune
On n’a plus d’agriculteur sur la commune. Tout est cultivé par des agriculteurs de Peyrehorade. Atelier Bélus
Il n’y a plus d’éleveur. Quelques prés sont fauchés ou pâturés par des chevaux de loisir. Atelier Bélus
Les parcelles partent pour construire ou se boisent. Il y a beaucoup de peupleraies sur d’anciens prés. Atelier Bélus
Le point de vue se referme. Atelier Bélus
Les clôtures autour des champs de la Grande Lande Les champs sont de plus en plus souvent clôturés pour limiter les dégâts des sangliers. Atelier Morcenx
Les clôtures sont souvent installées autour des cultures sous contrat : maïs semence, haricot… Si les cultures sont abimées, l’agriculteur risque de perdre son contrat. Atelier Morcenx
Le grillage, ça change le paysage. Ça va mal évoluer : ils auront du mal à désherber le long des clôtures. Atelier Morcenx
Les sangliers vivaient dans les maïs. Avec les clôtures posées autour des champs, ils doivent se nourrir ailleurs, ils viennent dans les prés, dans les jardins. Ils nous ont démonté l’arborétum. Atelier Morcenx
La culture irriguée Autrefois on n’arrosait pas les maïs, les rendements n’avaient rien à voir évidement. Atelier Morcenx
Les forages agricoles sont très profonds, pour le moment ils sont peu concernés par la sécheresse. Atelier Morcenx

  Les enjeux évoqués

Le vignoble vecteur de développement local
On a un projet d’œnotourisme pour faire découvrir la vigne, les différents cépages, au public, en concertation avec un itinéraire de randonnée. Atelier Geaune
Maintenir une agriculture diversifiée
Les éleveurs souffrent et sont moins nombreux, comment gérer les pentes ou les prés humides ? Atelier Geaune

Le pré et le champ autour du village
Les parcelles partent pour construire ou se boisent. Il y a beaucoup de peupleraies sur d’anciens prés. Le paysage se referme. Atelier Bélus
Maintenir une agriculture diversifiée Ici c’est des terres de polyculture. Ils ont voulu se spécialiser mais je ne sais pas s’ils ne vont pas devoir revenir en arrière : quand on voit les canards avec la grippe aviaire, c’est dur. Atelier Geaune
Les éleveurs ont du mal à vivre que de l’élevage. L’agro-voltaïque pourrait être une solution : combiner des moutons et des panneaux photovoltaïque sur la parcelle. Mais ça va changer le paysage. Atelier Geaune
Les éleveurs souffrent et sont moins nombreux, comment gérer les pentes ou les prés humides ? Atelier Geaune
Le vignoble vecteur de développement local Le vignoble attire, mais comment faire une politique de promotion et d’animation avec les communes ? Atelier Arthez-d’Armagnac
La cave coopérative encourage le passage en bio. Ils ont monté une Sic pour agrandir le vignoble. C’est 1000 € la part avec 10 parts on arrive à un ha. La commune a investi 4000 €. Atelier Geaune
On a un projet d’œnotourisme pour faire découvrir la vigne, les différents cépages, au public, en concertation avec un itinéraire de randonnée. Atelier Geaune
On voudrait planter une vigne à l’entrée de Geaune. Atelier Geaune
Dans la bastide on voudrait faire un chemin de la vigne, sur la rue entre la cave et l’église, pour montrer l’importance de la vigne ici. L’idée est de faire comme un musée à ciel ouvert. On va travailler sur des panneaux pédagogiques. Atelier Geaune
Insérer le bâtiment agricole dans le paysage Il n’y a pas de contraintes dans le PLU concernant les hangars. Atelier Geaune
Avec la grippe aviaire, les bâtiments ont été agrandis. Atelier Geaune
Le pré et le champ autour du village Ici, on a des pins partout, ça étouffe le village. Il faut rouvrir, éloigner les pins des maisons, mettre des prés et des feuillus. Atelier Morcenx
J’avais une friche à côté de chez moi, j’étais contente, il est venu nettoyer, et hop du maïs ! Atelier Geaune
Autour de la bastide, il y a les maïs juste auprès des maisons. On a le projet d’y installer du maraichage et des vergers. Atelier Geaune
Les parcelles partent pour construire ou se boisent. Il y a beaucoup de peupleraies sur d’anciens prés. Atelier Bélus

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